L'artiste de nouveaux médias de renommée internationale Refik Anadol présente une exposition avant-gardiste à BRUSK. Ce pionnier turco-américain de l'art numérique est connu dans le monde entier pour ses installations artistiques de grande envergure, créées à l'aide de l'intelligence artificielle. Pour la toute première fois, Refik Anadol présente son œuvre visionnaire en Belgique, lors de l'impressionnante exposition inaugurale de BRUSK.
Au cours des dix dernières années, Refik Anadol Studio a entraîné ses propres modèles de machine learning avec plus de cinq millions d’images de villes du monde entier, afin de créer des algorithmes uniques qui réinventent la métropole comme un être vivant et respirant. L’exposition 'Refik Anadol. Latent City' marque le début d’une nouvelle série dans laquelle l’engagement de longue date d’Anadol envers l’imaginaire urbain trouve pour la première fois sa place dans un musée.
Guidé par les données de Bruges
Refik Anadol a créé spécialement pour BRUSK une installation totale impressionnante, guidée par des données historiques et en temps réel provenant de Bruges. Des réseaux médiévaux de la ville, de ses structures architecturales et de ses riches collections d’art, mais aussi des rythmes cachés de la vie quotidienne. L’installation générée en direct est un point d’orgue spectaculaire : une sculpture hallucinante de dix mètres de haut, dotée d’un effet d’infini, en transformation constante.
Dialogue urbain
L’installation dans BRUSK est entourée d’une constellation de peintures numériques : des œuvres existantes et nouvelles d’autres villes telles que Stockholm, Séoul, Berlin, New York et Portland, issues de la série Latent City d’Anadol. L’ensemble forme un dialogue urbain dans lequel le musée sert de sorte d’instrument de traduction transformant la ville matérielle en données invisibles, et les données en un nouveau monde onirique et poétique. La question centrale : comment la technologie peut-elle représenter la ville ? Non seulement sa couche visible, mais aussi ses dynamiques invisibles — latentes. Une expérience sensorielle et immersive à la croisée de l’art, de la technologie et de l’éthique.

Pont entre le monde physique et le monde numérique
Utilisant des techniques innovantes et fort d'une vision artistique pointue, Anadol jette un pont entre le monde physique et le monde numérique. Loin de se limiter à l'aspect esthétique, son art pose des questions essentielles sur la technologie, le rôle des données et l'interaction entre l'homme et la machine. Anadol travaille avec des algorithmes complexes et l'apprentissage automatique, créant ainsi des schémas récurrents et des structures qui vont au-delà de la perception humaine. Cela fait de lui un précurseur dans son domaine et un modèle pour une nouvelle génération d'artistes numériques.
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Refik Anadol et Refik Anadol Studio
Refik Anadol (1985, Istanbul) est considéré comme un pionnier de l’esthétique des données. L’un des premiers — et encore aujourd’hui l’un des rares — artistes à avoir sorti l’intelligence artificielle (IA) de son univers de niche pour l’introduire dans le monde de l’art international. Il est fasciné par la question de savoir comment les machines peuvent représenter la mémoire des humains et d’autres machines.
En 2014, Anadol fonde son studio primé, Refik Anadol Studio, à Los Angeles. Comme dans un atelier classique de maîtres anciens, il y produit, avec une équipe internationale et interdisciplinaire d’artistes, d’architectes, d’experts en données et de chercheurs, des projets d’art numérique immersifs. Pour cela, il part toujours des données qui circulent en permanence autour de nous.
En collaborant avec des 'neural networks', un modèle d’apprentissage automatique inspiré du cerveau humain, il utilise les données comme des pigments numériques dans des visualisations radicales. Le résultat : des peintures numériques 'rêvantes', des sculptures de données et des installations impressionnantes en perpétuelle transformation.
Avec 'Refik Anadol. Latent City', Musea Brugge apporte une première en Belgique. L’œuvre de Refik Anadol a déjà été présentée dans plus de soixante villes sur six continents, notamment au National Museum of China à Pékin (2019), à la König Galerie à Berlin (2021-2023), au MoMA à New York (2022-2023) et au Guggenheim à Bilbao (2025). Cette année, Refik Anadol Studio ouvre 'Dataland' à Los Angeles, un musée entièrement dédié à l’art basé sur l’IA.
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Crédits image principale
Refik Anadol Studio, Simulation in BRUSK, 2025
Galerie
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Cedric Verhelst -
Cedric Verhelst -
Cedric Verhelst -
Cedric Verhelst







